Apple désobéit à Trump et teste des puces chinoises, interdites aux USA
Apple essaye d’obtenir le feu vert de la Maison-Blanche avant de passer le moindre deal.
Malgré les interdictions de Washington, Apple cherche à se sortir de l’impasse. La firme de Cupertino est piégée par la pénurie de RAM. Le marché, contrôlé à plus de 90 % par trois acteurs (Micron, Samsung et SK Hynix), est en crise avec l’émergence de l’IA. La demande explose, mais la production n’arrive pas à suivre. Résultat, les prix augmentent très fortement.
Même Apple souffre de cette hausse des tarifs. La pomme a été contrainte d’augmenter le prix de plusieurs de ses produits pour conserver une marge intéressante. Alors pour sortir de l’impasse, la pomme tente tout, même des solutions interdites par la Maison-Blanche.
Apple fait du pied aux fournisseurs chinois
Le Wall Street Journal nous apprend notamment qu’Apple serait en train de tester l’utilisation de barrettes de RAM fabriquées par CXMT. L’entreprise chinoise est pourtant sur la liste noire des États-Unis à cause de ses liens supposés avec Pékin et l’armée populaire.
Pour l’heure Apple n’aurait signé aucun accord avec la société chinoise, mais ces tests démontrent le vif intérêt de la marque à la pomme pour ces produits, disponibles en grande quantité et à moindre coût.
Des entreprises comme HP et Lenovo commencent à utiliser des puces fabriquées par CXMT pour leurs appareils commercialisés en dehors des États-Unis. Rien n’assure qu’Apple fera de même, mais elle pourrait utiliser cette option dans les prochains mois si la situation continue de s’enliser.
Une entreprise sur liste noire
Pour l’heure l’essentiel des efforts du côté de Cupertino semble tourner vers la Maison-Blanche. La pomme tente de convaincre l’administration du bien-fondé d’un accord commercial entre Apple et CXMT. Un discours qui n’aurait pas encore trouvé d’oreille attentive selon plusieurs sources, proches du pouvoir étasunien, citées par le Wall Street Journal.
Suite à une guerre commerciale et la hausse des tarifs douaniers aux États-Unis, plusieurs entreprises chinoises ont été déclarées persona non grata par l’administration Trump.
Bien qu’il ne soit pas officiellement illégal pour Apple de travailler avec CXMT, plusieurs représentants politiques de premier ordre ont assuré que ce serait « une très mauvaise idée ». Les répercussions d’un tel contrat pourraient être dévastatrices pour Apple qui bénéficie de plusieurs exemptions (notamment sur les tarifs douaniers).
